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Archive pour le mot-clef ‘personnes agees’

L’aide sociale en EHPAD

mercredi 15 mai 2019
aide sociale-ehpad

Le système social français

Après les questions et les polémiques soulevées par certaines affaires d’expulsion de personnes âgées de leur maison de retraite, il est naturel de se poser des questions sur le fonctionnement du  système social français. En effet tous se demandent comment une telle chose peut-elle se produire ? Ne sommes-nous pas dotés d’un système social empêchant la survenue de ce genre de situation ?

L’aide sociale, son fonctionnement en EHPAD

Tout d’abord, une personne âgée dépendante est censée survenir à ses propres besoins à partir de ses revenus, c’est-à-dire grâce à sa pension de retraite. Dans le cas où celle-ci s’avère insuffisante, entre en considération l’obligation alimentaire. Cette disposition de loi prévoit que les descendants d’une personne âgée sans ressources soient considérés responsables du financement de sa dépendance. Les descendants concernés devront y contribuer selon leurs moyens. Ce n’est que lorsque ceux-ci ne peuvent pas y faire face par manque de moyens que l’aide sociale intervient.

La solidarité nationale pour aider à payer l’EHPAD

Il s’agit de ce qu’on appelle l’aide sociale. Ce dispositif prévoit que l’état rajoute une certaine somme aux revenus de la personne âgée et de ses obligés alimentaires afin de compléter la somme nécessaire à son hébergement à en maison de retraite. Attention, pour avoir droit à cette aide de l’état, il faut que l’établissement d’accueil choisi soit : « habilité aide sociale » ou bien si ce n’est pas le cas, que la personne âgée en question y réside déjà depuis plus de cinq ans. La demande d’aide sociale doit être une démarche familiale car la famille est obligée de prouver qu’elle dispose de moyens insuffisants pour assumer la responsabilité de son proche dépendant. Dans le cas contraire, l’état ne pourra pas accorder cette aide car elle est de la responsabilité de la famille.


L’obligation alimentaire : un devoir d’assistance

jeudi 24 janvier 2019

En quoi consiste l’obligation alimentaire ? Il s’agit d’une aide matérielle ou financière obligatoire que les enfants et les petits-enfants majeurs et solvables doivent apporter à leurs parents ou grands-parents devenus vulnérables.

Une aide réglementée par la loi

Comme le stipule l’article 205 du code civil: « Les enfants doivent des aliments à leurs père et mère ou autres ascendants qui sont dans le besoin. ». On entend par « aliments » une prestation en nature ou en argent versée à un proche parent ou allié -à savoir avec un lien de parenté résultant du mariage (gendres, belles-filles sauf en cas de divorce).

Défaut de versement de l’obligation alimentaire

Une personne peut être condamnée pour défaut de versement de l’obligation alimentaire. Toutefois, il existe des exceptions. Par exemple un parent qui aurait manqué gravement à ses devoirs se trouverait privé du recours de l’obligation alimentaire de son enfant envers lui. Une dispense sera prononcée si le débiteur se retrouve insolvable ou si l’état de besoin du créancier disparaît. Par ailleurs, cette obligation alimentaire ne s’applique pas entre un frère et une sœur mais peut s’appliquer à un enfant adopté.

L’obligation alimentaire est-elle fixe et définitive ?

Non, son montant peut être revu en fonction de l’amélioration de la situation financière du bénéficiaire, et donc diminué ou au contraire augmenté. L’obligation alimentaire peut également varier en fonction des changements survenus chez les obligés, et leurs éventuelles contraintes à devoir réduire cette aide. En cas de conflits familiaux, c’est au juge des affaires familiales de procéder à la réévaluation de l’obligation alimentaire. Enfin, celle-ci prend fin au décès du bénéficiaire ou du créancier. La famille est alors invitée à déclarer l’aide qu’elle peut apporter, justificatifs à l’appui.

Faire trop de siestes pourrait être un signe d’Alzheimer!

dimanche 20 janvier 2019

Attention, si vous êtes un adepte de la petite sieste de l’après-midi, sachez que cette habitude n’est pas anodine! Elle peut augmenter vos risques de contracter la maladie d’Alzheimer dans le futur.

Trop de siestes peuvent nuire à votre santé!

Bien sûr, les siestes peut être bénéfiques pour se revigorer, mais seulement à condition  de ne pas en faire trop souvent. En effet, selon une récente étude scientifique, les personnes âgées faisant trop de siestes, pourraient développer la maladie d’Alzheimer. Publiée par le Daily Mail, cette étude explique comment la somnolence diurne peut provoquer l’apparition de troubles neurologiques.

La maladie d’Alzheimer, un trouble neurologique

Cette pathologie qui provoque un changement de personnalité et d’humeur, est un trouble neurologique entraînant petit à petit, la destruction des cellules cérébrales. Ce qui, à la longue, cause le déclin inexorable des capacités de réflexion, du comportement et de la mémoire. On connaissait déjà plusieurs facteurs de risques de cette maladie (hypertension, troubles lipidiques, diabète…), toutefois les chercheurs en ont peut-être identifié un autre: la somnolence diurne.

Une accumulation de la protéine bêta-amyloïde

Selon ces recherches publiées originellement dans la revue scientifique JAMA Neurology, les personnes âgées souffrant de somnolence diurne excessive seraient plus enclines à l’accumulation de la protéine bêta-amyloïde. Cette protéine Tau étant responsable de la formation d’enchevêtrements dans le cerveau, ouvrant la voie à un risque de démence. Pour prouver cette théorie, les chercheurs ont analysé des participants de 70 ans et plus non atteints de démence, afin de mesurer l’impact de la somnolence diurne sur le risque d’un trouble neurologique.

De fait, en mesurant le sommeil des personnes souffrant de somnolence diurne anormale, il serait possible de faire un dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer!

 

 

La vieillesse : état des lieux

dimanche 16 décembre 2018

Pour nous tous, la vieillesse fait appel à l’idée de la fin de la vie mais ce n’est pas tout. La vieillesse, c’est aussi la période de la vie succédant à l’âge mûr que l’on situe actuellement chez l’homme à partir de l’âge de 65-70 ans. C’est aussi la période ultime de la vie qui est plus ou moins bien vécue par une personne en fonction de son état physique ou mental.

La vieillesse, dernière étape de la vie souvent vécue en EHPAD

Même si ce postulat est vrai, aujourd’hui le visage de la vieillesse a changé : on vit de plus en plus longtemps donc cette période est de plus en plus longue. Selon l’Insee, la population âgée de + de 75 ans va augmenter de 72% d’ici 2060. En cause, les générations du baby-boom qui alimenteront… le papy-boom. Le nombre de personnes de plus de 85 ans, triplera d’ici à 2060. En fait, dans 50 ans, la France pourrait compter 200.000 centenaires, soit 13 fois plus qu’aujourd’hui.

1,3 million de personnes âgées dépendantes

C’est le chiffre avancé aujourd’hui. En ce qui concerne l’âge moyen de la dépendance, il est actuellement situé autour des 83 ans et recule régulièrement. A ce jour, la France alloue aujourd’hui 24 milliards d’euros ( budget d’état) au financement public de la dépendance, soit environ 1% de la richesse nationale et les dépenses à la charge des ménages sont estimées à environ 7,2 milliards d’euros. À l’horizon 2060, ces sommes devrait être multipliées par 2.

600.000 places disponibles en maison de retraite en France

Et ce, avec un taux d’occupation qui dépasse les 80%. L’âge moyen des résidents en EHPAD y est de 84 ans, contre 80 ans en 1990. A cet âge, le corps commence à décliner et à fonctionner au ralenti. les conséquences de ce déclin anatomique et physiologiques ont nombreuses : tout d’abord, la transmission de l’information se fait plus lentement, car les neurotransmetteurs sont moins performants. D’où le ralentissement intellectuel et moteur. Mais attention aux stéréotypes et idées reçues sur la personne âgée. Plus lent…ne veut pas dire moins intelligent. Avec l’âge, l’encodage de nouvelles informations baisse mais pas la mémorisation d’informations involontaires (mémoire implicite). Le langage sur le versant réceptif ne bouge pas, l’intelligence émotionnelle est plus développée et la créativité peut perdurer. Pour preuve : de nombreux prix Nobel sont obtenus à un âge avancé.

En résumé, il faut veiller à ne pas confondre le vieillissement normal et le vieillissement pathologique! 

Seniors: qui a droit à la prime de Noël?

jeudi 29 novembre 2018

Versée mi-décembre aux 2.5 millions de personnes qui y ont droit, cette aide avait été crée en 1998 par Lionel Jospin pour venir en aide aux ménages modestes lors des fêtes de Noël et du Nouvel an.

Une prime de Noël d’environ 152,45 euros par personne

En 2017, cette prime avait été versée à deux millions et demi de bénéficiaires. Ceux-ci avaient été sélectionnés car également bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), de la prime forfaitaire pour reprise d’activité, de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ou de l’allocation équivalent retraite (AER). Cette dernière allocation étant versée aux demandeurs d’emploi qui n’ont pas encore atteint l’âge de la retraite mais qui justifient des trimestres requis pour avoir une retraite à taux plein. Il s’agit des personnes dont les droits à l’AER ont été ouverts avant le 1er janvier 2011 et qui de ce fait, continuent à la percevoir jusqu’à l’expiration de leurs droits.

Une aide versée la semaine avant Noël

Versée directement par Pôle Emploi ou par la CAF, cette prime de Noël arrive souvent à point nommé pour les bénéficiaires qui l’utilisent pour profiter des fêtes de fin d’année. Sauf surprise, cette prime de Noël sera maintenue en 2018 et ses montants seront les mêmes que l’année dernière. Cette allocation sera normalement reconduite à chaque fin d’année au cours du quinquennat Macron.

Une aide qui ne nécessite aucune démarche

Qu’elle soit versée par la Caf ou par Pôle emploi, cette prime ne nécessite aucune démarche de la part des allocataires. En effet, ceux-ci ont automatiquement droit au versement de la prime si ils remplissent les conditions pour la toucher et ce, sans remplir aucun formulaire de demande. Le virement de la somme convenue est effectué sur leur compte bancaire soit par la Caf, soit par Pôle emploi selon le cas de chacun des bénéficiaires. Le montant est automatiquement calculé et versé en fonction des informations dont disposent la Caf ou Pôle emploi sur leurs bénéficiaires. Attention, tous les ayants-droit ne touchent pas le même montant: la prime de Noël versée aux bénéficiaires du RSA par la Caf, dépend de la composition du foyer et augmente en fonction du nombre de personnes qui le composent. Au contraire de celle versée par Pôle emploi, qui, elle, est d’un montant unique.

 

Les animaux de compagnie en EHPAD : pour ou contre?

mercredi 7 novembre 2018

Auparavant, seulement 30% des établissements d’hébergement pour personnes âgées (EHPA) acceptaient nos amis les bêtes. Aujourd’hui près d’une maison sur deux le permet. À condition de respecter certains points. En effet, la circulaire Franschesci de 1986, précise que « les personnes âgées qui ont un animal familier doivent être autorisées à le garder avec elles », tout en faisant remarquer qu’il ne doit ni « créer une contrainte anormale pour le personnel », ni « gêner la tranquillité des autres résidents ».

Les bienfaits des animaux en maison de retraite

Plusieurs critères de sélection doivent vous guider dans le choix d’une structure adaptée aux besoins de la personne âgée, les plus cruciaux étant son degré de dépendance et les soins médicaux nécessités par sa pathologie. Ensuite, d’autres critères comme la possibilité d’accueillir un compagnon à 4 pattes devront également être pris en considération. En effet, les animaux de compagnie apportent beaucoup aux personnes âgées : de la compagnie mais aussi une combinaison d’affection et d’absence de jugement à l’égard de personnes affaiblies. Par ailleurs les animaux de compagnie comme les chats et les chiens, peuvent aussi leur procurer un sentiment de sécurité. C’est la raison pour laquelle 30 % des personnes interrogées lors d’une récente enquête sur la qualité de vie en EHPAD, ont répondu qu’il serait important que ces établissements accueillent les animaux de compagnie.

Les animaux, une véritable thérapie

Les professionnels de santé le savent depuis longtemps: les animaux peuvent apporter énormément de bienfaits aux personnes âgées et surtout à celles qui souffrent de troubles cognitifs. Ils provoquent des échanges affectifs réciproques favorisant un lien d’attachement, des contacts physiques, un réveil des souvenirs… Effectivement, le contact  avec les animaux peut stimuler, éveiller l’intérêt, donner des repères dans le temps et dans l’espace et même leur apporter de l’apaisement car l’animal est un facteur de détente, de tranquillité même s’il est aussi un prétexte à l’activité physique puisqu’il demande régulièrement à être promené à l’extérieur.

La réglementation concernant les animaux en EHPAD

Bien que les animaux soient autorisés en maison de retraite, l’Anesm note toutefois que « la médicalisation des établissements et le respect des normes hygiéniques peuvent limiter, voire interdire la présence d’animaux dans les règlements intérieurs ». Toutefois « lorsque le projet d’établissement prévoit la possibilité d’accepter la présence d’animaux de compagnie, [il faut] définir les différentes modalités liées à leur présence dans le contrat de séjour du propriétaire (frais vétérinaires, alimentaires, entretien, présence d’un tiers en cas d’indisponibilité de la personne, etc.) en accord, le cas échéant, avec les prescriptions du règlement de fonctionnement de l’établissement. » En fait, il faut surtout désigner à l’avance, la personne qui sera  responsable de l’animal lorsque le résident ne sera plus en mesure de le faire lui-même. Mais, il n’en reste pas moins que les animaux ne seront pas autorisés dans certains espaces collectifs comme les salles de restauration.