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Une maison de retraite hors de normes, ferme ses portes

Les maisons de retraite indépendantes, par manque de moyens, sont de plus en plus fragilisées et mises en sursis. C’est le cas de la résidence « Le Nid » à Saint-Maur, localisée boulevard de la Marne. La DDASS, nouvellement nommée l’Agence Régionale de Santé (ARS) a décidé d’un commun accord avec le préfet du Val de Marne, de la fermeture de cette résidence.

Cette maison présentait de grosses infractions en matière de sécurité. Elle ne remplissait pas les normes obligatoires que doivent remplir les maisons d’hébergement pour personnes dépendantes et fragiles.

Les lieux étaient insalubres, manquaient de confort et de chaleur. La literie était sale, la cuisine ainsi que la pièce consacrée à stocker les médicaments, manquaient d’hygiène. Le personnel, peu nombreux, faisait preuve de bonne volonté, mais ne disposait d’aucun moyen matériel pour rendre le quotidien des résidents plus agréable.

Les pensionnaires étaient laissés à l’abandon dans leurs lits, pour certains avec barreaux, les portes des chambres avaient des verrous, seules certaines personnes bénéficiaient d’une sonnette d’alarme afin de demander de l’aide. Les chambres n’étaient pas toutes dotées de rideaux ou volets. Le personnel déplorait cette situation, mais a fait remarquer que compte tenu du nombre de résidents, soit quarante-deux, la maison manquait cruellement de main-d’œuvre.

Ainsi les familles concernées, devront trouver une solution pour leurs proches, qui seront à la rue à partir de fin Juin. Cette maison n’offrait pas de grandes prestations, mais les membres des familles étaient contents de savoir leur proche dans un établissement où leur étaient servis des repas, où ils avaient un toit sur leur tête et du personnel, aussi peu nombreux soit-il, à leur disposition.

Georges, 74 ans, vient rendre visite deux fois par jour à son épouse hébergée au « Nid ». Conscient du manque de personnel, il prend sur lui d’aider sa femme pour les repas, et de l’accompagner pour ses promenades. A la question qui lui est posée sur le sentiment qu’il porte à la maison de retraite, il répond « on fait avec… il y a beaucoup de personnes dépendantes et le personnel ne peut pas tout faire. Moi ce qui me plaisait, c’était la proximité ».

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