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Un jardin thérapeutique pour les malades Alzheimer

Le centre hospitalier d’Eu, compte parmi ses nombreux services, un accueil de jour destiné aux malades Alzheimer. L’accueil de jour permet aux aidants de prendre quelques heures de répit en confiant leurs proches à des professionnels qui enchaînent activités et ateliers avec chaleur, écoute et patience.

Grâce au Lions Club, cet accueil de jour s’est muni d’un espace vert thérapeutique, où les malades peuvent semer, planter, en somme jardiner.

 Pour les malades Alzheimer, jardiner n’est pas un simple passe-temps, il est une véritable thérapie des plus efficaces. En effet, le malade doit se souvenir des gestes à accomplir quotidiennement, des précautions à prendre lorsque les saisons changent… Cette activité demande de la patience et de la constance et après quelques semaines, quelques mois, lorsque tout a été respecté à la lettre, les efforts sont récompensés par l’apparition des premiers bourgeons. La victoire, la fierté, autant de sentiments qui envahissent alors les jardiniers en herbe.

Le concept de ce jardin potager est surtout venu pallier un manque. « À l’accueil de jour, on voyait les femmes qui travaillaient dans la cuisine, épluchaient les légumes, s’occupaient à des activités manuelles. Les hommes, eux, étaient assis dans le canapé. On s’est dit qu’il était urgent de les mettre dehors, beaucoup venant du milieu rural, ils en avaient besoin », raconte Claude Pichard, président du Lions de juin 2012 à juin 2013.

L’idée séduit les responsables. Tout s’enchaîne. Le marronnier du jardin est abattu, trois tables hexagonales de jardinage sont commandées aux ateliers de l’Etran à Dieppe (établissement employant des adultes en situation de handicap). L’activité peut commencer.

Les participants, qui d’accoutumée, sont absents, incohérents, désorientés, deviennent alors, davantage présents. Ils ont conscience que le bon développement de ces plantations est entre leurs mains et ce sentiment leur procure un sentiment d’utilité qu’ils avaient oublié. Annabel Boufflert, responsable qualité et environnement, et Sylvie Capron, sa collègue du service médico-social, constatent, « Les patients retrouvent des gestes d’antan qui ne sont plus exécutés à la maison. Comme ils mangent sur place, ils peuvent préparer un plat avec le fruit de leur récolte ».

En changeant l’image qu’ils ont d’eux-mêmes, l’entourage des malades les voit également différemment. « Les conjoints se disent : « finalement tout n’était pas perdu. Il ou elle peut encore faire des choses » ».

Alors que cette activité commence à prendre son élan, les premiers frimas sonnent son arrêt. Un aménagement « spécial hiver » est en cours. « La création d’une serre sécurisée pour travailler par mauvais temps sera réalisée ultérieurement. Il faudra auparavant mettre en place une dalle en béton, support de la serre. Ouvrir ce jardin sur la ville afin que les patients se sentent moins enfermés. L’arborer et le fleurir pour permettre aux malades hospitalisés d’avoir une vue agréable sur ce jardin ».

Ce potager est en voie de devenir magnifique, avec son poirier en espalier, sa culture de fraises, de radis, de salades, ses fleurs de mille couleurs. La seule ombre au tableau est le coût que cela implique. Malgré les divers dons, 1400 euros du Crédit agricole, 3000 euros de Lions Alzheimer à la Garenne Colombes et 2500 euros de la Fondation des Lions de France, Claude Pichart lance un nouvel appel à la générosité en présentant un devis de 18.000 euros pour le terrassement.

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