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Les bracelets Alzheimer doivent respecter une charte éthique

Les professionnels de la santé ont mis en place des bracelets dont le but est de localiser la personne qui le porte. Ainsi, les personnes âgées qui souffrent de la maladie d’Alzheimer ou autre trouble apparenté, ne sont plus en danger de s’égarer et de ne pas retrouver leur chemin. Des incidents de cette nature ont eu lieu et malheureusement ont connu une fin tragique.

Le bracelet en soi est une invention utile et bien réfléchie. Néanmoins, comme chaque chose, il faut savoir s’en servir, et poser des conditions à son usage, de façon à ce que son côté positif ne se transforme pas en côté négatif.

Le comité national de la bientraitance et des droits, co-dirigé par Michèle Delaunay, la ministre déléguée aux personnes âgées et Marie-Arlette Carlotti, sa collègue chargée des personnes handicapées, a élaboré une charte qui affirme que lesdits bracelets doivent s’inscrire dans le « respect de la primauté ».

La charte a été rendue publique hier. « L’enjeu de cette charte est de dégager un point d’équilibre entre la sécurité des personnes et leur liberté d’aller et venir. Tout en fixant un certain nombre de règles éthiques ».

Parmi ces règles éthiques, les professionnels de la santé insistent sur le fait que les bracelets ne doivent absolument pas venir en remplacement d’une présence humaine, de visites familiales, de réconfort et soutien des aides-soignants… « Cet appui des technologies ne doit en rien dériver vers un usage de supervision continue ou de « pointage » des personnes concernées, en lieu et place des aides et interventions humaines adaptées, professionnelles ou non. Si la personne est désorientée, agressive, ou déambule sans but apparent, le premier rôle des proches et des soignants est de rechercher et d’identifier, voire de résoudre les raisons de ce comportement afin de mieux répondre à ses besoins et comprendre ses désirs. »

Le bracelet ne doit pas servir non plus de compte rendu des allers et venues de la personne âgée. Elle doit le porter quand elle est en « situation de danger » mais pas en permanence afin de préserver l’intimité de la personne.

Le sujet doit être informé de l’usage du bracelet qu’il doit porter désormais. Mais dans certains cas, l’avis du médecin suffit pour munir la personne âgée du dispositif sans particulièrement la mettre au courant. « Si la personne âgée est un peu désorientée, on va se contenter de lui dire qu’on lui a acheté une nouvelle montre pour son anniversaire, sans lui dire à quoi sert ce bracelet ».

« Il convient aussi qu’un médecin donne un avis favorable après avoir constaté que la personne présente des difficultés ou des troubles des fonctions intellectuelles ».

Ainsi, la personne sera en sécurité tout en restant sereine et ne se sentant pas surveillée en permanence. Aux professionnels de faire preuve de subtilité et surtout de respect.

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