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Maison de retraite, un lieu de vie

La France compte aujourd’hui 850 000 personnes âgées dépendantes, dont deux tiers sont soignées à domicile, et 650 000 pensionnaires de maison de retraite. En 2020, 2 millions de Français auront plus de 85 ans. Dans quelles conditions vivront-ils ?

Dans certaines maisons de retraite, des pensionnaires âgés sont victimes de mauvais traitements : brutalisés ou laissés sans soins.
Les témoignages sont accablants. Vexations, privations, méchancetés : des responsables et des soignants ont été mis en examen pour «violence sur personnes vulnérables».

L’objectif est donc fixé: faire évoluer les maisons de retraite vers un concept de « domicile », avec comme mot d’ordre la sécurité et la sérénité de la personne âgée, à l’instar de ce que l’on peut constater chez nos voisins scandinaves, au Danemark et en Suède.
Au Danemark, le gouvernement a imposé la construction de véritables résidences composées de logements de 40 m2, avec séjour, chambre, salle de bains et kitchenette, où la personne âgée peut vivre comme elle l’entend, dans ses meubles, en profitant des structures médicales et autres animations, ou de la restauration.
En Suède, on ne peut pas ouvrir d’établissement dont les logements ont une surface inférieure à 35 m2. Chez nos voisins nordiques, le domicile se confond avec l’établissement ! Les gens y sont chez eux.
« C’est ce vers quoi nous irons, inévitablement, affirme Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs d’établissements d’hébergement pour personnes âgées (Adehpa), car il est très important de proposer des espaces privatifs suffisants. Ainsi, la personne âgée reste acteur de sa vie, c’est-à-dire autonome, même dépendante« .
Pour lui, et pour l’Adehpa, les maisons de retraite pour personnes âgées, y compris pour les plus handicapées d’entre elles, doivent idéalement être des lieux de vie. Certes avec des soins, mais pas à la façon d’un hôpital, « nous devons nous éloigner d’une logique sanitaire« , affirme P. Champvert.
Ceci passe par la présence notamment d’animateurs, pour créer du lien ; par l’existence d’activités ; par des occasions de sortir, de communiquer, avec si possible des gens extérieurs à l’établissement, avec des plus jeunes. Ainsi que par possibilité d’avoir avec soi son animal familier. Pour respecter un principe de liberté, pourtant reconnu comme fondamental, « car après tout, la liberté, ce n’est pas ce que l’on fait, mais ce que l’on pourrait faire !« 

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