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A 87 ans, René vit en maison en retraite mais il est également le doyen du bac de l’année 2012

René Buffière, hébergé à la maison de retraite de Basillac en Dordogne est le doyen du baccalauréat de l’année 2012.

Ses parents n’avaient pas les moyens de lui payer des études. Ainsi, il ne réalisera jamais le rêve de sa vie, de devenir écolier puis étudiant. Il n’est jamais trop tard. C’est ce que René veut nous enseigner. A 87 ans, avec 75 ans de différence avec le plus jeune bachelier, qui va passer les épreuves à l’âge de 12 ans, René, inscrit sur les listes des candidats libres du Cned (Centre National d’Enseignement à Distance) va donner le meilleur de lui même à partir du 18 Juin, pour se prouver que peu importe l’âge, le rêve est possible et réalisable.

C’est l’occasion de mettre à l’honneur les doyens du baccalauréat des années précédentes et de parler de leurs motivations.

Commençons par notre doyen 2012, qui, la voix émue nous explique ce qui l’a poussé à reprendre bouquins et cahiers. Il dédie « tous ses efforts » à son fils Daniel, inspecteur du travail, tué avec sa collègue Sylvie Trémouille, par un agriculteur en 2004. Ancien résistant et chauffeur médical, René Buffière est assurément très motivé. Il doit obtenir ce diplôme.

Pour l’année 2011, le titre de doyen va à Pierre René Courcelles, qui a 71 ans a décidé de renouer avec une scolarité prometteuse. En effet, il était fait pour les études. Toujours premier de sa classe, il faisiat la fierté de ses professeurs qui vantait sa vivacité d’esprit ainsi que sa facilité de compréhension à ses parents. Mais cela n’aura pas été suffisant. Le père de Pierre René est gardien de cimetière et il ne peut pas se permettre de payer des études à ses enfants. A 71 ans, il accomplit un rêve d’enfant. Pas très confiant, le jour des résultats, il demande à sa femme de l’accompagner, « ce n’est pas bon, mais je m’y attendais »… Il remet ça en 2012.

En 2010, le doyen s’appelle Alain Richard. Il est le cas probablement le plus studieux de tous, car s’il s’est inscrit, cette année, au bac, c’est pour décrocher son deuxième baccalauréat. Il avait obtenu le littéraire, il voulait maintenant le scientifique. Les deux bacs en poche, il se met maintenant à étudier le chinois. Il est des personnes qui ne lassent jamais des bancs de l’école.

Denis Chabernas, doyen du bac 2009, avait besoin de continuer à rêver, « Il arrive un stade dans la vie, où si on n’a plus de rêves, il ne reste plus que les souvenirs, et là on se rend compte qu’on est vieux. » Mais rêver ne fait pas tout apparemment. Il a essuyé deux échecs, un en 2009, un autre en 2010, a fait une pause en 2011, et le voilà de retour pour les épreuves de 2012 mieux préparé que jamais, grâce à son nouvel outil de travail : un ordinateur. L’étudiant en bonne et due forme.

La doyenne de 2008, Monique Vinson, a prouvé qu’il est possible de faire du bien aux autres tout en se faisant du bien à soi. Elle voulait passer le bac et pour ce faire, elle a choisi comme établissement, une école privée, hors contrat d’association, l’école des cigales à Orange dans le Vaucluse. Elle a apprécié l’école des cigales « en raison de la petite taille de l’établissement ». Avec une moyenne générale de 10.92/20 elle est désormais bachelière et inscrite sur les listes universitaires.

En 2006, le doyen du bac, Jean Saubrement, âgé de 72 ans, a prouvé à quel point un apprentissage et des révisions sereines, paient plus que tout. Ancien capitaine de paquebots, il a décidé de mener l’utile à l’agréable et de passer son temps en passant le bac. Excellente initiative qui lui a permis de tuer le temps en tant que loup de mer et qui lui a valu le baccalauréat avec mention bien. Ca donne envie de faire ses études à bord d’un bateau.

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