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La journée de la solidarité pour les personnes âgées dépendantes, échec ou réussite ?

Depuis 2004, le lundi de Pentecôte, n’est plus un jour banal. Il a, depuis huit années déjà, le statut de la journée de la solidarité.

Qu’est-ce que cette journée ? Qu’a-t-elle apporté ? Et comment est-elle perçue ?

Après la canicule de l’été 2003 et ses ravages, surtout auprès des personnes âgées dépendantes, il fallait réagir. Le Ministère de la Santé a évidemment pris des mesures importantes afin de ne jamais revivre cette horreur, mais il n’est pas le seul. Tout un chacun devait réagir !

C’est ainsi que l’idée de la journée de la solidarité est née. Le principe est simple : travailler pendant le Lundi de la Pentecôte sans être payée. Ainsi, tous les fonds rapportés par cette journée non rémunérée seront reversés aux personnes âgées dépendantes, par le biais des maisons de retraite, des hôpitaux…

En théorie, l’idée paraît bonne, qu’est ce que cela donne en pratique ?

La Caisse Nationale de la Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) gère les recettes de cette journée. Aussi, elle déclare que la journée a rapporté 2.33 milliards d’euros en 2011, soit 4.2% de plus qu’ne 2010.

Dans cette somme générale, on distingue les 1.4 milliards d’euros redistribués aux personnes âgées dépendantes et les 933 millions d’euros reversés aux personnes handicapées, mais toujours avec but commun de « financer des travaux de modernisation ou de reconstruction de maisons de retraite ou d’instituts spécialisés pour personnes handicapées ».

S’il est incontestable que la journée de la solidarité rapporte des fonds, est-on certain de la droiture de leur utilisation. Depuis sa création, cette journée a rapporté 15 milliards d’euros, mais cette année encore, la polémique liée à l’utilisation des fonds refait surface.

L’association des directeurs au service des personnes âgées (l’AD-PA), près de 2,5 milliards d’euros, « n’ont pas été dépensés comme prévu », dont 500 millions d’euros en 2011. Pour l’association, une des absurdités qui sont intolérables, est la suppression de postes au sein des établissements d’hébergements pour personnes âgées dépendantes.

Cette inquiétude est ressentie également chez les personnes âgées elles-mêmes, loin des bureaux et des articles et des réunions C’est avec une grande simplicité que Yvette, résidente en maison de retraite à Paris, déclare, « on n’est pas sûre que cela arrive à destination ».

Janine aussi donne son avis, la journée de la solidarité c’est« une bonne idée initialement, mais les modalités de son application n’ont pas été assez précisées ». Pour Suzanne, « ce n’est pas grave de sacrifier une journée ». Selon elle, ce n’est pas cher payé, et ce n’est pas très gratifiant de savoir que certaines personnes ne souhaitent pas leur donner cette contribution à une vie meilleure.

Bonne initiative, mauvaise gestion ? Une choses est sûre si l’on en croit les chiffres, la journée de la solidarité ne suffit certainement pas à financer la dépendance des personnes en France. En 2050, sont prévues 2.3 millions de personnes âgées dépendantes pour 11.9 millions de personnes âgées de plus de 75 ans, soit 16% de la population. Il faudra trouver une solution de financement rapide et efficace.

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