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Ginette Gingras bénévole pour malades Alzheimer, déclare « Je veux leur donner une qualité de vie »

Un diagnostic de maladie d’Alzheimer, comme toute autre maladie apparentée, représente un choc pour la famille. L’annonce tombe brutalement sans supposition. C’est sûr et irrévocable.

A partir du moment où le médecin donne son verdict, la vie de cette famille bascule. La personne aimante et souriante, devient agressive et brutale. Alors qu’elle aimait tellement recevoir ses petits enfants, elle se transforme en l’espace de quelques semaines en un monstre dépourvu de sentiments.

La maladie d’Alzheimer ne fait pas de cadeau et aussi forte soit la volonté de la personne malade de se battre, elle ne parviendra pas à se débarrasser de cette maladie ainsi que de tout son lot d’effets néfastes. Il parviendra tout au plus à freiner l’évolution et à rendre la chute moins brutale, mais malheureusement chute il y aura.

Ginette Gingras est l’une des nombreuses personnes qui a appris cela à ses dépens lorsque sa maman a contracté la maladie et que personne n’était là pour la renseigner comme elle aurait aimé être renseignée. «Quand ma mère a souffert de cette maladie, nous n’avions pas toutes les ressources. Nous étions démunis. Nous n’avions aucun service. Par chance, aujourd’hui, les ressources sont là pour les personnes atteintes et les proches aidants d’Alzheimer».

Dès le décès de sa mère en 1994, Ginette a pris la décision d’aider les familles des malades Alzheimer, et lorsque cela a été possible dès son départ en retraite, elle a tenu parole et n’a pas attendu pour mettre au profit des malades toute sa patience et sa dévotion.

C’est ainsi qu’avec un large sourire sur son visage, depuis huit ans, elle offre de son temps et de son amour aux personnes qui sont en train de tout perdre. «Je veux apporter un petit plus aux personnes atteintes d’Alzheimer. Cette cause m’appelait. Quand j’ai pris ma retraite, j’avais des problèmes de santé. Dès que je me suis sentie mieux, j’ai commencé à faire du bénévolat».

Avec une fierté incommensurable, elle met à la disposition de la maison de retraite Francesco Bellini de Laval, son talent «J’ai toujours eu du plaisir à trouver de l’argent et à m’occuper des campagnes de financement pour les party de Noël, la fête des mères, etc,».Elle ne s’arrête pas là et propose à nos mamies un service de manucure qui en enchante plus d’une. Heureuse de prendre soin d’elles de nouveau, la salle d’attente se remplit de semaine en semaine. Bien au delà d’ongles vernis et limés, le soin esthétique que propose Mme Gingras se révèle être véritablement une thérapie qui redonne du baume au coeur des participants. «Je veux aussi leur donner une qualité de vie. J’aime faire rire. Plus la personne se sent bien, plus la vie pour les proches est facilitée. Elle sera moins agressive».

Ginette, qui fait partie de la Société Alzheimer Laval (SAL), veut surtout changer la vie aux familles ainsi qu’aux accompagnants des malades. Il est important, lorsqu’on traverse une pareille épreuve, d’en parler et de prendre conseil quant à la réaction à adopter. Cela donne des forces incroyables de savoir qu’on n’est pas seuls à traverser cette même épreuve. «Il ne faut pas être gêné d’en parler. Il ne faut pas avoir honte, ni s’isoler. Il est important de rencontrer des personnes ayant traversé des situations comparables et de participer à des rencontres».

Ginette est toujours autant touchée par les personnes atteintes de la maladie, «C’est très difficile. Un monsieur se regardait dans le miroir et il disait «enlève toi de là!». Il ne se reconnaissait même plus. C’est triste!»

Mme Gingras s’implique corps et âme dans sa nouvelle fonction humanitaire. Aussi chaque année, elle organise la Marche de la Mémoire afin de sensibiliser et d’informer le maximum de personnes sur la maladie d’Alzheimer.

Toute personne intéressée par cette démarche, peut prendre de plus amples renseignements sur le site créé à cette issue, www.lamarchedelamemoire.com. Toute bonne volonté est la bienvenue et toute personne est encouragée, qu’elle soit jeune, moins jeune, qu’elle ait déjà côtoyée la maladie de près ou de loin, ou que l’Alzheimer lui soit totalement inconnue…

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