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Un secret archéologique enfoui sous une maison de retraite

Alors que Mme Florence Deborde, directrice de la maison de retraite de Saintes, entreprenait de banales procédures afin de mettre en place l’extension de son bâtiment, elle ne se doutait absolument pas de ce qui ressortirait de cette paperasserie.

Elle avait un souhait depuis quelques temps déjà, de mettre en place une unité Alzheimer pour permettre aux personnes âgées souffrant de cette maladie, d’être bien en charge dans un bâtiment adapté avec à leurs dispositions des membres du personnel formés et compétents. Alors qu’elle était à deux doigts de concrétiser ce projet, le destin en a voulu autrement.

De telles recherches, me direz-vous, ne sont pas entamées à chaque demande de permis de construire. Effectivement, l’emplacement de la maison de retraite La Providence, dans une zone sauvegardée, obligeait en quelque sorte la mise en place de telles démarches. « Lorsqu’on connaît la position géographique de cette maison de retraite, c’est la procédure habituelle », explique Éric Normand, référent à la Drac (Direction Régionale des Affaires Culturelles) pour la Charente-Maritime, au service régional de l’archéologie.

Le diagnostic archéologique a été donné après des semaines entières de travail de la terre. Des tranchées ont été creusées tout autour du jardin et les recherches ont porté leurs fruits étant donné qu’ont été trouvés des murs, des pièces de monnaie, des niveaux de circulation, ou encore des morceaux de mosaïque qui appartenaient, apparemment à un forum gallo-romain.

Mr Normand, le chef des fouilles archéologiques sur le site, a confié la raison pour laquelle les travaux ont duré pendant des semaines, « Il fallait arriver jusqu’au niveau archéologique vierge. C’est là que des vestiges ont été trouvés, dont un grand fossé qui devait être en liaison avec un château médiéval ».

Les pensionnaires de la maison de retraite La providence sont ravis d’être au centre des préoccupations de tellement de monde. La directrice, qui voit son projet partir en fumée, se console en voyant les résidents contents et enthousiasmes, « il est possible que notre projet d’extension prenne entre quatre et six mois de retard mais il faut voir les choses de façon positive. Les résidents sont fiers et heureux qu’on s’intéresse à leur lieu de vie. Ça bouscule leur quotidien. Ils sont flattés et curieux. C’est une ouverture sur l’extérieur. Surtout que l’archéologue a proposé d’organiser dans quelque temps une conférence sur ce qu’il aura découvert « .

L’équipe en charge des fouilles a prévenu les intéressés que les travaux pouvaient durer longtemps et pouvaient donner lieu à d’autres recherches et fouilles complémentaires, comme celle prévue dans le sous-sol de l’ancien hôpital sur le site de Saint-Louis. Eric Normand prévient, « il faut que les élus s’y préparent. Nous sommes ici, en surplomb de la ville, sur un lieu stratégique. »

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