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Ils se retrouvèrent, se marièrent et vécurent heureux en maison de retraite

Rien n’égale un premier amour. Toute la magie des premières fois a un cachet particulier que nul ne peut oublier ou prétendre retrouver par la suite.

Le premier amour est intense, tout est nouveau, on découvre, on apprend à se connaître et à envisager une vie à deux, on se surprend mutuellement et on se surprend soi-même également en se découvrant des qualités de partage, d’échange qu’on ne se soupçonnait pas en tant qu’individu.

Malheureusement, la jeunesse ne dure pas éternellement. La passion des premiers jours, premières semaines, premiers mois, s’estompent et laissent place à la routine. On ne se rappelle plus ce qui nous a fait craquer chez l’autre, on a même du mal à savoir pourquoi on reste avec cette personne. Sa compagnie ne nous paraît plus aussi indispensable qu’autrefois, alors on décide d’un commun accord de mettre fin à l’histoire, en bons amis ou en pires ennemis, cela dépend de la tournure que ça prend mais la page ets tournée.

Puis on rencontre de nouveau une personne, qui semble correspondre tout à fait à nos attentes. Elle panse nos blessures et cicatrise les plaies ouvertes de la relation précédente. Ainsi se poursuit la vie amoureuse de tout individu, jusqu’à ce qu’il atteigne un niveau de maturité qui lui fera comprendre que le problème ne vient pas du conjoint mais du manque de travail, d’adaptation qu’il y a entre les deux.

Un couple ne se forme pas et ne reste pas solide comme un roc sans efforts. La solidarité et la complicité dans un couple n’est que le fruit d’heures de communication, d’années de patience à essayer de comprendre l’autre et de beaucoup d’amour pour laisser passer ce qui nous déplaît.

C’est l’histoire de Simone et Jean qui se sont dits oui il y a deux mois piles en date du 22 Septembre.

Ce mariage mérite notre attention car le couple formé par nos deux antagonistes, est un couple unique que les aléas du temps n’ont absolument pas ébranlé.

Ils se sont connus en 1974, ils travaillaient dans la même usine, prenaient plaisir à se retrouver chaque matin devant ce grand portail. Ils se surprenaient même à arriver à l’avance parfois, malgré l’heure matinale de début de travail, pour pouvoir partager quelques minutes de plus en compagnie de leur âme soeur. Le portail s’ouvrait et Simone et Jean se séparaient physiquement pour la journée. Durant tout leur travail, l’un pensait à l’autre en gardant dans leur mémoire le visage souriant de leur bien-aimé qui le quittait quelques heures plus tôt.

Durant onze années, ils se retrouvaient ainsi, en animant un amour platonique mais tellement intense.

Ils pensaient se marier et avoir des enfants mais la vie en a voulu autrement. En 1985, ils ont du se quitter. Chacun a poursuivi son chemin, sans revoir ce visage qu’ils languissaient tant, chaque matin. Ils ont refait leur vie et ont fait une croix sur cet amour si parfait.

Jusqu’au jour où leurs regards se croisèrent à nouveau à la maison de retraite de la Faisanderie, long séjour de l’hôpital de la Robertsau. Des larmes coulaient sur les joues ridées, ils ne voulaient plus se quitter du regard, tellement à raconter, tant de temps à rattraper et pourtant ils étaient figés.

Après une si longue séparation, une si grande souffrance, ils étaient d’accord sur un point : ne plus jamais se quitter.

C’est ainsi que Jean Burcet et Simone Schmitt ont organisé la cérémonie de leur mariage en date du 22 Septembre et qu’ils se sont promis amour et fidélité jusqu’à la fin de leur vie.

Aujourd’hui, ils vivent heureux ensemble à la maison de retraite La Faisanderie, plein de reconnaissance pour cette deuxième vie qui leur est offerte.

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