Remplissez ce formulaire,
une conseillère vous aidera
dans les meilleurs délais !

Le cahier de Marie, ouvrage présenté à la maison de retraite de Matignon

Les personnes âgées sont, malheureusement, de plus en plus cataloguées dans la catégorie des « ayant vécu ». Aussi, on ne se préoccupe plus de leurs envies, leurs besoins, leurs attentes. On ne s’efforce plus de répondre à leurs questionnements, d’apaiser leurs angoisses, calmer leurs incertitudes.

Nos aînés doivent avancer seuls sur cette dernière ligne droite.

Qu’ils soient maintenus à domicile ou hébergés en maisons de retraite, les seniors sont devenus des corps que l’on soigne, des souffrances physiques que l’on apaise. Mais qu’en est-il de la détresse morale ? A-t-on seulement idée des bienfaits apportés par un sourire, une conversation ou une ballade dans les allées du jardin parsemées de feuilles d’automne ?

L’auteur du cahier de Marie, l’exprime avec beaucoup de véracité dans ses propos, « la fin de vie n’est pas moins importante que la vie elle-même, elle en fait partie. »

Mardi dernier, le directeur de la maison de retraite a voulu faire un geste pour ses pensionnaires, un geste posé réfléchi qui véhiculait un message de tendresse et d’espoir. Si Mr le directeur a choisi cette animation plutôt qu’une autre, c’est pour dire aux résidents combien il les apprécie et leur prouver son dévouement entier.

Ainsi, il a organisé la présentation du livre « Le cahier de Marie » écrit par Mme Danielle Thiébaud. L’assistance était composée des résidents de la maison de retraite, de plusieurs des membres du personnel, ainsi que des représentants du corps médical.

L’auteur a régalé son public en lisant des passages de son oeuvre, piochés au hasard.

Le livre parle de Marie, une grand-mère au coeur tendre qui raconte son histoire. Elle aborde des sujets banaux, comme les aléas du voisinage… puis petit à petit creuse en profondeur pour toucher à des sujets beaucoup plus sensibles, comme la maladie du troisième âge, les chutes répétitives, les pertes de mémoire à n’en plus reconnaître sa maison ou même ses propres enfants.

Voici un des extraits , qui peut paraître frappant et cru, mais pourtant il s’agit là d’une vérité profonde que peu de gens connaissent ou admettent tout simplement.  » Sur une impulsion, j’ai acheté ce cahier au supermarché. Je vais écrire…  »  » Je venais de visiter, avec mon fils, la maison de retraite où je me suis inscrite ; la troisième sur une liste d’attente. L’idée d’attendre la mort de trois personnes pour m’installer me chiffonne un peu, mais au fond cela n’a pas d’importance.  »  » C’est chaque dimanche soir, après le repas, que j’écris mes chroniques. J’ai ainsi transformé le silence couvre-feu en calme bienveillant.

Laisser une réponse