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Des chiens en maisons de retraite

La thérapie par l’animal, a déjà prouvé ses bienfaits et son efficacité à plusieurs reprises.

La personne âgée a du mal à communiquer, à partager une opinion, à l’expliquer. C’est pourquoi les échanges avec les humains sont difficiles, parfois même agressifs, jusqu’à devenir nuls et absents.

Néanmoins, nos aînés doivent à tout prix continuer de communiquer, peu importe l’interlocuteur et peu importe la nature de la communication.

Partant de ce principe, l’association Les chiens citadins ont organisé une rencontre entre quatre de leurs canins et les pensionnaires de la maison de retraite Résidencia à Nice, située en face de la gare routière.

Le courant est tout de suite passé. Certains résidents avaient déjà possédé un animal de compagnie, ainsi, les gestes sont vite revenus, et une complicité étonnante s’est établie en quelques minutes. Alors que pour certains autres, le contact fut un peu plus lent, des gestes pas très sûrs, une main qui avance, qui recule, une personne en terrain inconnu, qui a néanmoins envie de connaître le même moment de bonheur que les autres pensionnaires et de partager cette émotion.

Les résidents étaient encadrés par l’animatrice de la maison de retraite, Mme Nadine Feuga, qui était ravie de contempler le succès de l’opération. « Tout se fait sur la base du volontariat. Nous demandons à chaque personne si elle veut ou non approcher le chien. » Le moment doit être exceptionnel, unique et empreint de grande émotion, mais absolument pas d’un sentiment de peur, d’angoisse, ou d’appréhension.

Les pensionnaires ont, durant ces quelques heures, profité de ces animaux, très dociles et tout doux, mais sans trop s’attacher. Certains d’entre eux, savent ce que c’est que de s’investir dans une relation avec un animal, s’y attacher et ensuite devoir s’en séparer brutalement. Les mots ne peuvent décrire une telle souffrance. Ainsi, l’idée d’amener des chiens en maisons de retraite pour des visites ponctuelles permet de passer d’agréables moments, sans souffrir sur le plan affectif.

Luce d’Allard, 94 ans, a passé l’après-midi à caresser Venus, un schnauzer nain. « C’est formidable. Mais je ne voudrais plus avoir un animal chez moi. C’est trop de tracas. Et trop de tristesse lorsque ce petit compagnon disparaît… »

Ce franc succès a donné des idées aux autres résidences niçoises et il se peut bien que d’ici quelques semaines, des rendez-vous animaliers en maisons de retraite, soient organisés au moins une fois par mois.

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