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Pénurie d’infirmiers dans le Gard

Les directeurs d’établissements d’hébergement pour personnes âgées déplorent la situation actuelle dans laquelle ils se trouvent. Trop de résidents pour pas assez d’infirmiers.

Claude Caléro, président de la fédération départementale des directeurs de maisons de retraite, fait pression sur les pouvoirs publics pour qu’ils agissent et trouvent une solution à cette véritable hécatombe ! « C’est la première fois qu’on manque à ce point d’infirmières dans nos établissements. L’intérim n’arrive plus à fournir, on ne sait pas comment faire, nous ne sommes plus en capacité d’assurer la sécurité médicale de nos résidents ».

Pour donner une idée plus précise, voici le cas de figure d’un des établissements gardois. Celui-ci emploie 4 infirmières, une d’elle est partie il y a de cela un mois et demi, et une deuxième a pris un mi-temps thérapeutique, car âgée de plus de 55 ans. Depuis, l’établissement tourne avec 2.5 infirmières au lieu de 4, et ça devient de plus en plus difficile à gérer, mais aucun remplacement n’est trouvable.

Dans ce cas précis, c’est le cadre infirmier, Jean-Pierre Colomb, qui joue bien plus que son rôle afin de compenser le manque. Ainsi, il ne compte plus les heures supplémentaires, les appels d’urgence, les gardes qui durent bien plus que le temps prévu… Malgré ce rythme qui s’apparente davantage à celui d’un pompier qu’à celui d’un infirmier, Mr Colomb s’estime heureux de ne pas se retrouver en période de crise, il redoute les épidémies de coqueluche de l’an dernier, dans lequel cas leur effectif serait vraiment insuffisant et mettrait en danger les pensionnaires.

En effet, une petite équipe ne peut pas prodiguer tous les soins nécessaires, elle va à l’essentiel et au plus urgent. Elle peut également manquer de réactivité, et ne pas soigner la personne suffisamment rapidement. Ou pire encore, elle peut se tromper de diagnostique ou de traitement, dans l’affolement, ce qui peut s’avérer être irréparable.

Devant cette insistance à trouver une solution, l’Agence régionale de Santé aurait proposé pour seule alternative, de se débrouiller avec les aides-soignants. Solution qui n’en est pas une, étant donné leur manque de qualification et de compétence. Il est interdit aux aides-soignants de pratiquer des soins, d’accomplir des tâches trop compliquées ou spécifiques.

La maison de retraite de Château Silhol serait la seule à avoir trouvé une solution qui tienne la route : former les aides-soignants en interne pour qu’ils puissent devenir infirmiers…

A suivre…

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