A la maison de retraite de Saint-Victor-sur-Loire, l’heure est à la prévention. En effet, il n’est pas question de revivre le scénario désastreux de l’été 2003. Pour ce faire, de nombreuses précautions sont prises au sein des établissements d’hébergement pour personnes âgées.
Il est connu que les seniors ressentent moins la sensation de soif que les autres personnes. En plus de cela, certains pensionnaires, qui souffrent de troubles mentaux ou neurologiques, telle que la maladie d’Alzheimer, oublient qu’il faut boire lorsqu’on en éprouve le besoin. Ce lien de cause à effet aussi évident soit-il, ne l’est plus pour certaines personnes.
Ainsi, dans cette résidence, le personnel circule parmi les résidents en leur rappelant qu’il est important de s’hydrater. Il les rassemble dans les lieux communs, tous entièrement munis de l’air climatisé. Il s’assure que les fenêtres ne soient pas ouvertes tant que la climatisation fonctionne, de façon à ne pas altérer son efficacité. Les personnes âgées ne savent pas comment ça fonctionne, et il est plus logique pour eux d’ouvrir la fenêtre lorsque l’on a chaud, plutôt que d’appuyer sur un bouton d’une télécommande.
Pour les résidents les plus autonomes, ils ont la présence d’esprit d’adopter des gestes de prévention, sans qu’on le leur dise. C’est le cas de François Méréo, âgé de 75 ans, qui nous met dans la confidence « La journée, je ferme les stores de ma chambre pour refroidir la pièce. Une fois la nuit venue, j’ouvre la fenêtre ».
Enfin, une des techniques que le personnel a adopté afin de vérifier le « niveau d’hydratation » des patients, c’est le pli cutané. Ce geste facile à réaliser par quiconque, et ne nécessitant aucun appareil sophistiqué, consiste à plisser la peau du poignet entre deux doigts.
En espérant que toutes ces précautions permettent à tous les pensionnaires de passer un été sain et sauf.
