Les maisons de retraite actuelles, ou les associations d’aide aux personnes âgées, rencontrent de plus en plus le problème de la langue. En effet, de nombreux patients ne parlent pas le français, et cette barrière est assez gênante lorsqu’il faut traiter ou informer un pensionnaire.
En plus de l’état de santé fragile des aînés placés en établissements de retraite, lorsque ces derniers ne comprennent pas le personnel, ou n’arrivent pas à transmettre un état d’âme,, ou une requête, cela devaient pénible pour les deux camps.
En effet, la personne a besoin d’être rassurée, mise en confiance, elle a besoin d’échanger des angoisses, des incertitudes, des joies. Elle a besoin de rentrer en contact avec le personnel pour s’informer du fonctionnement de la maison, les heures de repas, de visite… Quant aux membres du personnel, aux aides soignants, ils ont besoin de parler avec le patient, de lui expliquer les soins qu’ils lui prodiguent, de lui demander si la vie en résidence lui convient… Pour ainsi dire, lorsque la personne âgée vient d’un pays étranger et qu’elle ne maîtrise pas la langue française, cela crée une distance et une barrière pesante.
C’est pour cette raison que les associations font appel, de façon fréquente, aux balluchonneurs. Ce sont des aides soignants qui sont formés en gériatrie et qui se déplacent d’un établissement à l’autre pour alléger le travail du personnel attaché de façon fixe aux résidences et prendre la relève. Ainsi, lorsqu’un établissement rencontre le problème linguistique, elle demande l’intervention d’un balluchonneur polyglotte.
Cette alternative est idéale pour des personnes hébergées pour une courte période.
D’autres établissements, qui ont besoin d’une solution à long terme, mettent en place des services de traduction qui permettent une communication parfaite entre les pensionnaires et les membres du personnel.
Malgré ces différents systèmes d’aide, les familles de tels patients restent sceptiques, « ils ne seront pas compris et ne seront pas soignés, ils seront mis de côté et oubliés… ». C’est pour cette raison que ces pensionnaires ne représentent que 4% des effectifs.
