Cela fait près d’un mois que le terrible séisme a frappé le territoire d’Haïti. Des bâtiments détruits, des familles décomposées et meurtries et au milieu des décombres les personnes âgées.
L’Asile Communal de Port-au-Prince hébergeait 71 résidents, et depuis le 12 Janvier 2010, sept personnes âgées sont décédées dans la catastrophe, et la moitié de la structure d’accueil effondrée.
Plusieurs aides internationales, des associations humanitaires se mobilisent et offrent leurs aides aux habitants de Haïti, afin qu’ils puissent retrouver rapidement une vie décente et un abri sécurisé, mais personne ne semble se sentir concerné par la situation que vivent les aînés.

C’est comme ça que des dizaines de personnes âgées, à mobilité réduite, se retrouvent à camper dans le jardin, juxtaposé à l’Asile. Ces personnes, passives, sont les spectateurs d’une vie active. Ils regardent la population reconstruire leur vie, tandis que personne ne s’occupe de leur vie à eux, leur bien-être, leur confort et leur sécurité.
Ces personnes, sont déjà fragiles, de par leur état dépendant, et cette situation pesante n’améliore en rien leur état d’esprit, bien au contraire.
Stoïques, les seniors attendent toujours des vivres, des médicaments, des soins.
Une catastrophe au-delà du réel qui a fait souffrir et qui continue de le faire…
