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Braquage à la maison de retraite

VIOLENCES. A Breteuil-sur-Iton, en pleine nuit, trois individus cagoulés ont voulu, sous la menace d’un pistolet électrique, détrousser les pensionnaires.



La porte du local technique a été fracturée. Les malfaiteurs y ont trouvé une meuleuse pour tenter de forcer le coffre-fort de la maison de retraite (photo Sylvain Fillastre)

Comment ont-ils osé ?
Les malfaiteurs qui se sont attaqués à la maison de retraite privée les Villandières, à Breteuil-sur-Iton, pensaient sans doute y trouver des lingots d’or, des liasses de billets ou de précieux bijoux. Ils ne sont repartis qu’avec un maigre butin.

Mais ils ont laissé deux employées sous le choc.
Il est environ deux heures dans la nuit de jeudi à vendredi, quand trois individus gantés, cagoulés et armés d’un taser qui avaient pénétré par effraction dans l’établissement se jettent soudain sur une aide-soignante et une agent de service, de garde cette nuit-là. Les malfaiteurs équipés de sacs exigent d’entrer dans les chambres pour détrousser les résidents.

Protéger les personnes âgées
« Les deux employées ont agi avec un sang-froid remarquable. Elles ont négocié avec les trois hommes pour protéger au maximum les personnes âgées et éviter toute panique », soulignent Hanna Achammachi, directrice des Villandières et Chantal Lallemand, directrice régionale des établissements gérés par le groupe Korian.
Les deux employées de garde obtiennent de pénétrer dans les chambres pour ne pas effrayer les résidents en plein sommeil. Mais rapidement les braqueurs s’aperçoivent que le butin est vraiment trop léger à leur goût. Ils décident alors de s’attaquer au coffre-fort qui est scellé. Comme ils ne sont suffisamment pas équipés, ils demandent à être conduits au local technique dont ils défoncent la porte et s’emparent d’une meuleuse pensant enfin faire son sort au coffre-fort.

Le coffre résiste…
Voilà plus d’une heure que les deux employées de garde vivent un cauchemar. Et puis soudain alors que le coffre résiste, que la meuleuse est en pleine action, que l’un des braqueurs tire sur sa cigarette, le détecteur de fumée se déclenche… L’alarme incendie fonctionne à plein tube. Les braqueurs vont prendre la fuite mais en emportant un autre coffre-fort, portable cette fois. Ils réclament également les clés d’une voiture et se volatilisent. Quelques pensionnaires ont été réveillés mais tout le monde est sain et sauf…
Il est environ 3 h 30 du matin, les deux femmes donnent l’alerte et la directrice arrive sur place. L’enquête de gendarmerie démarre aussitôt mais dans la plus grande discrétion. L’affaire est en effet délicate.
« C’est la première fois que l’on s’attaque à une maison de retraite, hébergeant des personnes vulnérables. Nous avons immédiatement renforcé la sécurité. Un maître-chien est présent chaque nuit à l’extérieur et à l’intérieur. Nous mettons en place une sécurisation avec une société de surveillance. Nous voulons rassurer tout le monde, personnel, résidents et familles », insiste la direction des Villandières. Cette attaque qui suscite l’indignation générale soulève pour le moment de nombreuses interrogations, notamment sur sa préparation.

Source: Paris Normandie

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