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Une médiathèque en maison de retraite

L’hiver étant bien installé, il faut aviser. Hors de question de subir sans agir ! Certes, il fait froid, certes, les sorties sont restreintes, voire impossibles, mais les activités doivent être maintenues pour le bien des pensionnaires hébergés en maisons de retraite, qui n’ont pour seul repère ces ateliers et activités organisés.

Lorsqu’on met en place une maison de retraite, il faut penser à toutes les éventualités et il faut savoir anticiper. Les directeurs de ces établissements peuvent rencontrer de multiples obstacles de différentes origines mais l’enjeu est bien trop important pour baisser les bras et tourner les talons.

Lorsqu’une personne s’engage à apporter bien-être aux résidents de la maison de retraite, que ce soit un membre de la direction ou un membre du personnel, elle doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour tenir parole. La santé de dizaines de personnes en dépend, leur santé physique mais également leur santé morale qui n’en est pas moins importante.

Les personnes âgées ne s’ouvrent pas facilement aux autres, elles sont sceptiques et n’offrent pas leur confiance aux premiers venus. C’est un travail de longue haleine que de la gagner mais par contre, un seul faux pas et des années de durs efforts disparaissent en fumées.

C’est pourquoi peu importe la saison, et peu importe les moyens, les pensionnaires ont droit à ce qu’il y a de meilleur.

La maison de retraite de Masseube a contourné avec une grande intelligence les difficultés hivernales. Si les résidents ne peuvent se déplacer vers les activités, aucune raison n’empêche que les activités se déplacent jusqu’aux résidents.

L’établissement propose un service de médiathèque à domicile. Les pensionnaires peuvent se cultiver et participer à des activités collectives autour de thèmes différents, travail de mémoire, fête de la chandeleur, jeux divers.

Les animateurs ont également mis en place des activités par unité, afin de cibler davantage les besoins de chacun. Si les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer ont des troubles de mémoire et un comportement agressif sur lesquels il faut travailler, les parkinsoniens n’ont pas les mêmes besoins ni nécessités.

Ainsi, les animateurs savent s’adapter et les activités par unités remportent un vif succès.

Si les ateliers diffèrent fréquemment, il y a les incontournables, les rendez-vous classiques et fidèles auxquels aucun des pensionnaires n’est prêt à renoncer. Il s’agit des séances lectures qui ont lieu deux fois par semaine. Le conte terminé, les pensionnaires rêveurs et imprégnés de l’histoire se réunissent pour un goûter autour duquel ils peuvent échanger leurs impressions, toujours enchantés et ravis du choix de l’intervenant.

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