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La maladie d’Alzheimer fera trois fois plus de victimes d’ici 2050

La maladie d’Alzheimer n’est pas une simple affaire. Il existe en médecine, des cas de maladies rares dont le traitement est encore au stade expérimental, faute de temps ou de moyens, et il existe des maladies fréquentes qui mobilisent toutes les têtes pensantes et tous les fonds d’investissements afin de sauver la vie de milliers de personnes en proie à ces pathologies, et le travail et les efforts humains et financiers paient, car un beau jour on trouve le remède, la potion curative, l’opération qui marche et qui offre encore de belles et longues années de vie à des centaines de personnes.

Mais la maladie d’Alzheimer est probablement l’unique maladie qui ne fait partie d’aucune catégorie. Elle est la maladie la plus préoccupante du monde entier, dans le sens où elle compte à son actif des milliers de victimes déjà et les statistiques ne sont pas réjouissantes pour l’avenir.

Scientifiques, médecins gériatres, neurologues, toutes les grandes pointures de la santé se mobilisent pour comprendre ce fléau et tenter de l’arrêter, mais pour le moment, le néant, aucune piste, aucun indice qui permettra de résoudre l’énigme et stopper ce désastre grandissant.

La maladie d’Alzheimer représente ni plus ni moins, un défi mondial. Un article publié dans la revue Allianz Demographic, donne des chiffres plutôt alarmants. Michael Heise, chef économiste chez Allianz, sollicite l’intérêt général et dénonce la banalisation de cette maladie. « La maladie d’Alzheimer est un sujet difficile qui défie tout le monde : l’État, le secteur privé et les particuliers. L’objectif doit être de combler les insuffisances en termes de soins médicaux et infirmiers pour les patients atteints d’Alzheimer et de développer en outre des produits d’assurance adaptés. Chacun doit sérieusement envisager ce problème, et le plus tôt possible ».    

Il faut être vigilent et connaître notre ennemi avant qu’il ne rentre en guerre avec nous. Il faut connaître ses plans d’attaque et ses méthodes d’approche pour être prêt et ne pas se laisser vaincre sans avoir les moyens de se battre. Il ne s’agit pas de gagner car Alzheimer est un ennemi de taille, colossal, mais il s’agit de gagner des années, d’adoucir la maladie, de profiter de ses vieux jours au maximum.

Les chiffres ne disent rien de bon.

En 2011, les malades Alzheimer sont au nombre de 36 millions.

En 2050, ils seront au nombre de 115 millions de personnes (plus du triple).

En 2011, il y a 2 patients atteints d’Alzheimer pour 100 actifs en Union Européenne.

En 2050, il y aura 5 patients souffrant de la maladie d’Alzheimer pour 100 actifs en Union Européenne.

En 2050, 61 millions de personnes seront atteintes par Alzheimer en Asie.

En Europe le nombre de cas passera de 10 millions aujourd’hui à 19 millions en 2050.

En France le nombre de cas passera de 1 million aujourd’hui à 2 millions en 2050.

La prise en charge mondiale de cette maladie s’élèvera à 450 milliards d’euros.

Même si la route s’avère pénible et difficile, même si le combat va être long et  certainement que nous perdrons encore plusieurs dizaines d’hommes à cause de cette maladie, il ne faut surtout pas baisser les bras et s’avouer vaincus. Ce serait la pire des choses à faire. Il faut continuer à chercher, à analyser, à soigner et surtout à espérer car ne dit-on pas que l’espoir fait vivre.

Mr Heise d’Allianz conclut, « la maladie d’Alzheimer place d’ores et déjà un lourd fardeau sur les épaules de l’économie. Les coûts des soins apportés par les proches pourraient atteindre plus de 450 milliards d’euros. Il est urgent que nous intensifiions la recherche, que nous développions des formes alternatives de soins et de logement et que nous fournissions des méthodes de diagnostic précoce aux patients, afin qu’ils aient suffisamment de temps pour s’informer sur les possibilités de soins, d’hébergement et d’assurance ».     

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